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BP43 – COVID et les systèmes de ventilation

Malgré les efforts faits par les québécois, la situation du Covid ne semble pas réellement s’améliorer et la décision du gouvernement du Québec, quant à l’interdiction de se réunir dans la période la plus rassembleuse de l’année, ne fait que le confirmer. En plus de miner encore plus le moral des québécois, cette décision nous rappelle que nous avons encore plus à faire pour combattre la Covid. Pour ce faire, aujourd’hui nous rebondissons sur un article du Portal Constructo quant au lien entre la Covid 19 et les systèmes de ventilation, qui ont été suspectés il y a quelque temps d’être un propagateur du virus.


Il est important de se rappeler que lorsqu’un système de ventilation est conceptualisé, un des principaux critères de conception est la quantité de personnes qui occuperont les lieux. Pour que le système fonctionne efficacement, le premier point qu’il faut valider est que la quantité de personnes qui occupent les lieux ne dépassent pas celle prévue lors de la conception.


Après que les systèmes de ventilation se soient fait pointer du doigt, certains organismes de normalisation tel que l’American Society of Heating, Refrigerating and Air Conditioning Engineers (ASHRAE) ont émis certaines recommandations. Donc, en plus du port du masque et de la distanciation sociale, il est potentiellement possible de limiter la propagation à travers deux moyens : l’augmentation en apport d’air frais à travers les systèmes de ventilation et l’augmentation de la capacité de filtration des systèmes. Ces recommandations sont basées sur l’hypothèse qu’il faut une concentration x du virus pour qu’un individu contracte le virus. Voilà pourquoi ces deux options ont pour but de diluer la concentration du virus dans l’air.


La filtration de l’air :

Un moyen d’y parvenir est de remplacer les filtres dans les systèmes de ventilation par des filtres plus performants, par exemple d’installer des filtres de catégorie MERV 13 plutôt que MERV 8. Malheureusement, ce n’est pas tous les systèmes de ventilation qui ont la capacité de simplement remplacer le type de filtre. Cette méthode est donc plus souvent applicable pour les plus gros systèmes de ventilation.


L’apport d’air frais :

Un autre aspect important lors de la conception des systèmes de ventilation est la quantité d’air frais incorporée dans le système. Si ce dernier fonctionne avec un apport d’air neuf minime, cela engendre une récupération d’énergie, ce qui rend le système plus efficace du point de vue énergétique. Par contre, dans la situation actuelle, la priorité devrait plutôt être d’augmenter l’apport d’air frais pour avoir des concentrations moins élevées possibles du virus. Cette opération est habituellement réalisable dans la plupart des systèmes, tant les plus petits que les plus grands.


Il ne faut pas oublier que chaque système de ventilation est différent et unique. Il existe une panoplie de critères qui sont considérés lors de la conception. Donc, ce n’est pas parce que le système à un petit apport d’air frais qu’il est non performant. Il se pourrait que ce même système ait des capacités de filtrations plus élevées et vice-versa. Le contrôle de chacun des systèmes pourrait également avoir un impact là-dessus. D’autres technologies tel que la désinfection par ultraviolet dans les systèmes existent sur le marché.


Bien est à constater que des solutions existent dans le milieu du CVAC pour améliorer notre sort, mais comme pour tout, il est rare que cela n’engendre pas de coûts supplémentaires. Dans ce cas-ci, cela pourrait engendrer des coûts d’exécution pour ces modifications et/ou des coûts d’opération. Des filtres plus performants sont évidemment plus dispendieux, l’augmentation de la quantité d’air frais augmente la consommation d’énergie et l’ajout de nouvelles technologies implique de la conception et des modifications dans le système.

Selon l’article publié par Constructo, les coûts d’opération en énergie pour un bâtiment peuvent tourner entre 10 et 20$ le mètre carré. En augmentant de 25% l’apport d’air frais, cela pourrait faire monter la facture d’environ 1,85$ le mètre carré. Dans le cas d’un remplacement du type de filtre, cette augmentation pourrait s'élever de 0,80$ le mètre carré. Bien sûr, ces chiffres sont des montants relativement bas si l’intention est de préserver la santé des occupants.


Pour conclure, rappelons-nous qu’à ce jour, il n’existe aucune preuve scientifique qui corrobore que le virus se transmet par les systèmes de ventilation. Toutefois, par intuition et par principe, il vaut mieux mettre en place toutes les mesures possibles pour freiner et diminuer les possibilités de contagion.


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