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BP41 – La gestion du risque

Nous l’avons expérimenté ces derniers temps : nous ne sommes jamais à l’abri d’un imprévu ayant la capacité de changer ce qui a été planifié. Il en est de même dans toutes les sphères de la vie, même dans la gestion de projets. Toutefois, malgré le fait que nous n’avons pas une boule de cristal pour voir ce que nous prépare l’avenir, lorsqu’on s’engage à gérer un projet: il est toujours possible d’intégrer, dans la stratégie de gestion, un volet pour la gestion des risques. Voyons voir les grandes lignes de ce sujet très vaste.



La gestion des risques est un très bon outil pour mettre plus de chances de notre côté lorsque l’on vise la réussite d’un projet. Elle peut se résumer en un processus de 5 grandes étapes dans le but de prendre en charge le plus de risques possibles. Il est évident qu’il est impossible d’identifier tous les risques, tout comme il est impossible de les éliminer totalement. Rappelons-nous qu’un risque est un événement ou une situation qui risque de compromettre le succès du projet en provoquant des conséquences négatives sur la planification.


Les 5 principales étapes du processus :

  • Planifier la gestion des risques : Avant de se lancer dans la réflexion sur les risques à proprement dit, il faut planifier sa stratégie. Est-ce que la réflexion se fera au début de chacune des étapes du cycle de vie du projet? Est-ce plus opportun à un moment en particulier, telle que l'étape d'exécution, que l’exercice se fasse de manière plus soutenue?


  • Identifier les risques : C’est à cette étape qu’il faut laisser aller un peu l’imagination et tenter de prévoir l’imprévisible. L’exercice peut être fait en mode ‘’Brainstorming’’. Il ne faut pas tomber dans le piège de minimiser ou nier les risques identifiés. À ce stade-ci, le but est simplement de les exposer, sans les analyser.

Les risques peuvent être d’ordre technique, financier, juridique, environnemental, humain et bien plus encore.


  • Analyser les risques : Ensuite de cela, vient l’étape de l’analyse. Pour chacun des risques identifiés à l’étape deux, il faut maintenant identifier deux aspects : déterminer les chances que cela arrive et l’impact sur le projet. Est-ce peu ou très probable que cela se produise? Si cela se produit, les conséquences sont-elles catastrophiques, importantes, légères? Cette partie du processus est excessivement importante, car elle aidera à identifier les risques sur lesquels il faudra accorder une plus grande attention. Par exemple, il se peut qu’un événement engendre des conséquences majeures, mais que les chances que cela se matérialise soient minimes.


  • Déterminer un plan d’action : Après avoir analysé chacun des risques, deux types d’actions peuvent être déterminés : de prévention et de correction. La première vise à tenter d’éviter le plus possible que l'événement se produise et la deuxième sert à définir les actions à prendre si cela se concrétise.


  • Contrôler et suivre : Évidemment, après avoir tenté de prévoir l’imprévisible, l’exercice ne se termine pas là. Tel que planifié à l’étape 1, il faut reprendre le processus à des moments clés du cycle de vie du projet. Ce dernier évolue constamment et il est fort probable qu’en cours de route, nous pourrions faire face à de nouveaux risques, mais également en avoir éliminé.


Les différentes approches face aux risques


Au lieu de le nier, quatre approches sont à privilégier à l’étape où nous identifions le plan d’action :

  • Élimination du risque : C’est l’approche à privilégier parmi les quatre options. Par exemple, dans le projet d’un nouveau bâtiment, une étude de sol pourrait éliminer le risque d’avoir une surprise lors de l’excavation. Malheureusement, il n’est pas toujours possible de pouvoir éliminer le risque à la source;


  • Atténuation du risque : Cela peut être fait en diminuant d’une quelconque façon les chances que l'événement se produise ou les impacts négatifs;


  • Le transfert ou le partage du risque : Cette approche pourrait consister à transférer le risque à un des fournisseurs par exemple. Parfois, ce dernier possède une expertise qui engendrerait une diminution des risques;


  • Acceptation du risque : Soit parce que le risque ne mérite pas qu’il soit priorisé ou soit car il est impossible d’appliquer l’une des trois approches précédentes, il est possible que nous n’ayons pas le choix de simplement accepter le risque. Dans un projet de construction, cela peut être représenté par l’ajout de contingences au budget de construction pour pallier ce risque.


La gestion du risque peut être appliquée à l’échelle d’un projet, à l’échelle d’un portefeuille de projets ou même à l’échelle de l’entreprise. Il y a des risques dans n’importe quelle situation et réaliser une réflexion à ce sujet dans certaines situations ne peut être que bénéfique.


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